Lavoro estero
Cinérom Looper, au bord du gouffre sans fond (duplicata FO) + modif
En 2074, la machine à voyager dans le temps est devenue l'enjeu d'un thriller existentialiste. (modif)
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Quand vous raconterez le film à vos amis, pour les encourager à le voir, car il en vaut la peine, distrayant et malin, presque philosophique sur la fin, vous aurez de bonnes chances de vous emmêler les pinceaux. C'est toujours comme ça avec les paradoxes temporels : ils développent la logique d'une impossibilité et généralement finissent par s'effondrer comme des châteaux de cartes.


Le scénario que Rian Johnson a minutieusement édifié pour ce film échappe à ce piège et parvient à mener le spectateur au bord d'un gouffre sans fond, vertigineux, plein de questions sur la vie et la mort, le bien et le mal. Mais aussi plein d'images mouvantes sorties de l'histoire du cinéma, du Magicien d'Oz à Piège de cristal, en passant par Deux ou trois choses que je sais d'elle.

Pas étonnant, donc, qu'on s'y perde un peu. Toujours à votre service dans l'espace-temps, voici quelques repères. Un looper (de loop, "boucle") est un tueur à gages qui exerce son métier aux Etats-Unis, en 2044, plus précisément à Kansas City (le Kansas dont est native la Dorothy du Magicien d'Oz). C'est un pays misérable, dans lequel quelques privilégiés tentent de se soustraire à l'attention et à l'agressivité de la grande masse des miséreux. Les loopers sont chargés d'exécuter des victimes venues d'un futur proche d'une trentaine d'années.

En 2074, on a maîtrisé le voyage dans le temps, pour l'interdire aussitôt. Mais la pègre s'est emparée d'une machine et s'en sert pour se débarrasser des indésirables. Ceux-ci sont expédiés, ligotés et cagoulés, et resurgissent dans un champ de maïs où ils sont exécutés avec une arme qui évoque plus l'arquebuse que les lasers. Un jour, les tueurs devront boucler la boucle : leur employeur leur enverra leur propre moi, vieilli de trente ans, qu'ils devront envoyer ad patres. (Modif)

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